CAC-Outaouais

Historique du Club alpin du Canada

Le Club alpin du Canada (ACC) est une association de sport amateur dont le bureau national se trouve à Canmore, en Alberta, et qui est un centre de référence pour l’alpinisme au Canada depuis sa fondation en 1906. Le club a été co-fondé par Arthur Oliver Wheeler, son premier président et Elizabeth Parker, journaliste au Manitoba Free Press.

Le club est la principale organisation au Canada consacrée à l’escalade, à la culture de la montagne et aux questions liées aux activités alpines et à l’écologie. C’est également l’organisme de réglementation canadien en matière de compétition d’escalade, de sanction des événements locaux, régionaux et nationaux, ainsi que de rassemblement, d’entraînement et de soutien de l’équipe nationale.

Le CAC est divisé en 24 sections régionales à travers le Canada qui servent les membres locaux et se concentrent sur les problèmes locaux et l’accès, reliant les amateurs de montagne à la communauté nationale. Le club est également membre d’organisations internationales telles que la Fédération internationale d’escalade sportive et l’Union internationale des associations d’alpinisme (UIAA).

Les sections régionales du Club alpin du Canada sont sa force. La grande majorité des membres du club appartiennent à une section de club régionale. L’adhésion à une section permet aux membres de participer à de nombreuses activités de montagne, d’escalade et de ski d’été et d’hiver, coordonnées par des chefs amateurs expérimentés de leur région. La majorité des activités proposées par les sections sont soit gratuites, soit offertes à leurs membres en fonction du seuil de rentabilité. Grâce aux sections, vous apprendrez toutes les bases nécessaires pour voyager en toute sécurité dans les montagnes tout en rencontrant de nouveaux amis pour profiter de votre expérience.

Il existe également de nombreuses fonctions sociales et opportunités de bénévolat dans une grande variété de domaines allant de la défense de l’environnement à la gestion de sections. De nombreuses sections organisent régulièrement des soirées dans les gymnases d’escalade locales pour se retrouver et se mettre en forme.

Les occasions d’apprendre l’art de l’alpinisme et de l’escalade dans les sections locales ne manquent pas. La plupart des sections proposent des cours de formation de base dispensés par des guides professionnels ou des alpinistes expérimentés. De nombreuses sections offrent également une formation en leadership de montagne à leurs membres dans le but d’améliorer continuellement le leadership et la sécurité au sein du club.

Il propose des aventures en montagne tout au long de l’année et un vaste système de refuges alpins et de back-country dans les Rocheuses canadiennes Depuis sa création, le CAC est devenu une organisation de montagne à part entière dotée d’une solide base de soutien bénévole, professionnel et professionnel. Les objectifs du club restent la promotion du sport de l’escalade de compétition, de l’aventure de la culture de montagne, de l’accès et de la responsabilité environnementale.

Le CAC publie chaque année le Canadian Alpine Journal, qui est le journal de référence des réalisations canadiennes dans les domaines de l’escalade, de l’alpinisme, du ski alpinisme et de l’exploration de la montagne.

Bien que le bureau national du CAC se trouve à Canmore, en Alberta, les activités du club sont principalement axées sur les activités de loisirs de plein air dirigées par des bénévoles offertes à ses quelque 10 000 membres répartis dans les 22 sections régionales du pays.

Les fondateurs

Arthur O. Wheeler, Élizabet Parker

Dans l’esprit du club alpin créé en Angleterre en 1857 et du club alpin américain (fondé en 1902), l’ACC a été créé à Winnipeg en 1906 par Arthur Oliver Wheeler et Elizabeth Parker, avec le soutien du Chemin de fer Canadien Pacifique.

Arthur O. Wheeler, né en 1860 dans le comté de Kilkenny en Irlande, a immigré au Canada en 1876 à l’âge de 16 ans avec sa famille. À compter de 1883, il travaille pour le gouvernement du Dominion et le Chemin de fer Canadien Pacifique en qualité d’arpenteur-géomètre dans les Rocheuses canadiennes. Son emploi lui a permis de faire de l’alpinisme tout en l’exposant à des préoccupations environnementales concernant l’avenir de la nature canadienne. Andrew J. Kauffman, passionné d’escalade, l’a décrit comme ayant « des émotions irlandaises, une sensibilité irlandaise, une grâce irlandaise et, plus souvent que certains voudraient, un caractère irlandais ». Il avait hâte de créer une institution d’escalade canadienne axée sur l’appréciation mutuelle de l’alpinisme et de l’environnement plutôt que sur la promotion du statut social, comme dans le club alpin britannique.

Wheeler a écrit de nombreuses lettres sollicitant son soutien à la création d’un club alpin canadien, qui a finalement été confiée à la chroniqueuse Elizabeth Parker. Natif de Winnipeg, Parker était une nationaliste passionné et une passionnée de l’environnement. Consciente des avantages de la montagne, elle emmena ses enfants à Banff à l’été 1904. Elle y passa 18 mois et commença à écrire des articles de journaux et de magazines sur les montagnes. Même si sa santé ne lui permettait pas d’être une alpiniste, elle pensait que l’alpinisme pourrait aider les femmes à devenir plus fortes et plus confiantes.

Après avoir lu ses articles, un rédacteur en chef du Manitoba Free Press a fait référence à ses lettres. En écrivant un article en réponse à sa lettre, Parker a préconisé la création d’un club alpin. Cependant, elle croyait qu’il devrait être exclusivement canadien d’inciter au développement de l’identité nationale et de réaffirmer l’indépendance du Canada. Ensemble, ils ont conjugué leurs efforts pour créer le Club alpin du Canada.

La réunion inaugurale eut lieu les 27 et 28 mars 1906. A.O. Wheeler est devenu président et Elizabeth Parker a été nommée première secrétaire. Plusieurs catégories de membres ont été créées avec différents niveaux d’implication: membres honoraires (qui s’étaient déjà distingués dans le domaine de l’alpinisme), membres actifs (ayant donné leur accord pour un pic d’au moins 10000 pieds).

Le premier camp officiel de l’ACC a eu lieu en juillet 1906. Grâce au chemin de fer du Canadien Pacifique, les campeurs sont arrivés à Field, en C.-B., dans le parc national Yoho, le 8 juillet. Le montagnard en chef du camp était Morrison Bridgland. Le CAC a reçu l’aide de guides de montagne professionnels, Edouard et Gottfried Feuz, de Suisse. Le gouvernement fédéral, en reconnaissance de son « esprit de patriotisme », a parrainé le camp, ainsi que le gouvernement de l’Alberta, le chemin de fer Canadien Pacifique et la police montée du Nord-Ouest. Chaque membre payait un dollar par jour: avec ses 100 participants, le camp était considéré comme un succès. 44 membres ont obtenu leur diplôme et sont devenus membres actifs du Club alpin du Canada.

Objectif

Calqué selon le Club alpin en Grande-Bretagne, le Club alpin du Canada a été créé pour donner aux passionnés de l’environnement une occasion d’explorer et de faire l’expérience de la nature canadienne.

Contrairement au Club alpin de Grande-Bretagne, le Club alpin du Canada a été créé pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes dans les domaines de l’alpinisme et de l’escalade, ainsi que pour la conservation et la préservation des étendues sauvages canadiennes.

Le CAC a contribué à faire évoluer les mentalités des sociétés à l’égard de la nature, de l’alpinisme et de l’environnement. Établi lors de la première réunion du club en 1906, le comité créa une charte avec des points clés qui aideraient à faire progresser le club et sa vision.

Cette charte incluait:
  1. Encourager les canadiens à valoriser les riches environnements montagneux.
  2. Utilisation de la nature sauvage de montagne comme terrain de jeu.
  3. La conservation des écosystèmes de montagne et des organismes qui y vivent.
  4. L’échange de littérature sur la nature sauvage avec d’autres organisations soucieuses de l’environnement.
  5. Encourager le développement de l’exploration scientifique et de l’étude des glaciers alpins canadiens.
  6. Culture d’œuvres d’art associées au plein air

Ces principes reflétaient l’objectif du député de créer un club faisant la promotion du patrimoine naturel du Canada tout en encourageant les classes urbaines de la société à faire de l’exercice en plein air.

En 1923, le club s’impliqua dans la construction de barrages hydroélectriques dans des endroits tels que le lac Waterton, les lacs Spray et le lac Minnewanka. Cela a placé le CAC au premier plan des groupes de conservation, ce qui lui a permis de créer les parcs nationaux du Canada en 1923. À partir de 1906 et jusqu’en 1950, le Club alpin du Canada a renforcé sa relation avec les parcs nationaux du Canada afin de promouvoir les activités de plein air, d’alpinisme et de conservation. Après les deux guerres mondiales, la philosophie du CAC, axée sur une stricte conservation de l’environnement, a évolué de manière à encourager les activités de plein air tout en maintenant une appréciation respectueuse de la nature sauvage du Canada.

Le CAC et le CNP ont collaboré pour élargir le réseau de parcs afin de faciliter l’accès au public. Au cours de ces années formatrices, le CAC a beaucoup étudié les Rocheuses canadiennes qui n’avaient pas encore été cartographiées. Le club a également assumé la direction du nouveau conseil des parcs nationaux et a aidé l’administration. Le CAC a contribué à la restauration des zones naturelles qui devaient être intégrées aux parcs tout en établissant les politiques de conservation du parc. Alors que les parcs nationaux aux États-Unis et au Canada devenaient de plus en plus populaires, les loisirs de plein air sont devenus une activité de premier plan pour de nombreux Canadiens, ce qui a permis de définir l’objectif et la mission de l’ACC.

Référence: info

Partager via ...